Après 20 ans de bons et loyaux services, ayant conduit TEVA de Sète à Papeete , il est temps de songer à un remplacement. C'est une attaque de pourriture sèche en tête des deux mats et aux ferrures de barres de flèches qui précipitera les choses. Cela nous bloquera un peu plus longtemps que prévu a Papeete, escale initialement prévue pour remplir la caisse de bord, et non pour la vider en achetant de nouveaux mâts !

 

 

A Papeete pas facile de trouver du bois de la bonne essence et surtout traité et sec à coeur. Pas facile non plus de trouver un charpentier de marine disponible.

Bien sur nous avons pensé abandonner le bois pour des matériaux moins nobles mais plus modernes. Malheureusement le plan de gréement aurique ne permet pas d'utiliser l'aluminium car le mât flamberait à la hauteur des ferrures de corne par la pression exercée latéralement. Le carbone aurait été possible avec au passage un gain de poids considérable dans les hauts, le grand mât serait passé à 23 kg et l'artimon à 9 kg (contre 450 kg en tout actuellement) selon les calculs du chantier C-tech de Nouvelle Zélande confirmés par Yves Parlier en France. Curieusement le prix du "tube" en carbone est beaucoup moins cher que le bois, le problème est ailleurs : ce tube ne dois en aucun cas être percé ou usiné sans perte dramatique de ces qualités physiques. tout l'accastillage doit donc être "collé", être en carbone lui aussi et si possible doit être cuit sous vide avec le mât ! Et cette fois ce n'est plus le mât qui flambe mais le coût.

Après des investigations en Nouvelle Zélande, en Alaska, au Canada , en Inde, en Chine et même au Brésil, c'est finalement en... France que les nouveaux mats seront fabriqués. Pas par chauvinisme mais par simplicité et coût (langue, trafic container, assurance etc...)

C'est donc soit le chantier du GUIP a Brest ou encore www.etoile-chantier.com à St Malo qui va refaire les espars en pin d'Oregon qui seront ensuite transportés jusqu'à Papeete dans un container 40''

à moins que ... cela se termine à la Moitessier... avec 2 poteaux électriques créosotés et rabotés sur le bord du chemin             la réponse en 2008

C'est aussi l'occasion de rallonger l'artimon de 70 cm , ce qui permettra en remontant d'autant le vit de mulet et la bôme, d'installer un portique qui supportera panneaux solaires, antennes diverses et bossoir d'annexe , tout en ménageant  un espace suffisant pour accéder a la plate forme arrière.

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