de mes lectures...

                                                                                                                                                                                    ...vers celles de Philippe

Je vais parler ici de livres lus sur Teva, mais aussi de ceux, lus il y a longtemps ou non, qui ont nourri mon imaginaire, forgé mon goût de l'errance, de ceux qui m'ont éveillée au monde et embarquée sur des rives inconnues avant, bien avant de mettre les pieds sur le pont d'un voilier...

Il y aura des romans, des récits mais aussi des poèmes, des BD, des polars et même des fiches techniques.

 

 

   L'éditeur présente ainsi son livre: http://www.arlea.fr/Traite-de-la-cabane-solitaire

   Peut être parce que  nos bateaux sont aussi des cabanes, et que même en équipage on rencontre la solitude au large, ce traité, 26 brefs chapitres, nous parle encore  de voyages ("on the road" tout autant qu'intérieurs), de plongées en abîmes et d'envolées libératrices. 

  Si l'auteur, en introduction, rend hommage aux chautauqua du roman de Pirsig : Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes, on croise aussi l'ombre  de Kerouac, on sent le souffle de Thoreau et l'on est convié à la cérémonie des maîtres du thé.

Lorsqu'il parle de cabane dans les arbres, de pans de ruine, de pierres et de ruisseau l'auteur nous dit : "A ce monde j'adjoints parfois des  ingrédients hyper technologiques. Quand ils sont de qualité, les matériaux modernes sont compatibles avec l'esthétique naturelle de la vie des bois. L'aluminium poli, l'inox, le lamellé collé, je n'ai rien contre. Le béton de chanvre, le métal déployé, les ourdis en précontraint et les panneaux solaires, ça m'intéresse. Les supraconducteurs, le laser, j'essaie de comprendre comment ça marche, je n'ai pas de blocage technologique. Un ordinateur dans une cabane permet de communiquer avec d'autres cabanes du bout du monde, avec d'autres solitaires qui étudient les baleines, et qui préparent en secret le monde de demain, un monde post-industriel, fait d'applications bioécologiques... peut être."

Ainsi en va t il tout au long du livre: d'un hommage à la lune "Le silence lunaire est il le son de la solitude ?" à une réflexion (jamais misérabiliste) sur les pauvres ou les immigrés "c'est la même méthode  (celle des cabanes) qui permet aux immigrés de faire leur place partout où les gens du cru, enfermés dans le connu, bloqués par la connaissance des règles et des limites, n'arrivent plus à s'insérer dans le mouvement du vivant, à innover..." Antoine Marcel nous renvoie à une harmonie du monde que d'autres chagrins voudraient classer, à coup de nostalgie et de sentimentalité imbécile dans le rayon des paradis perdus. La cabane solitaire est intemporelle et universelle, de bois ou de bambou, d'acier ou de tissus, elle est le rêve de celui qui l'habite.

   

 Pour ceux, et ils sont nombreux en bateau, qui ont lu et aimé "Patagonie", un recueil des textes épars (l'éditeur emploie le terme "fortuits") publiés ou non par l'auteur.

 

Ah ce titre! Anatomie de l'errance... on a le scalpel à la bouche et les espadrilles  aux pieds avant d'ouvrir le bouquin! on a envie de voir dans les recoins, sous les sacs, de sentir les chaussettes sales et le souffle du printemps sur les lilas en fleurs, on a des ailes... .

Récits de voyages de jeunesse mais aussi semi-fiction, délire métaphysique, critique littéraire, on approche en 5 parties (dont certains titres font déjà rêver : "horreur du domicile", "l'alternative nomade", "l'art et le briseur d'images") tous les thèmes chers à l'auteur.

On est prêt à relire "Le chant des pistes".

 

 

 

 

 

A bord d'un voilier de croisière où je travaillais il y a quelques années le commandant m'a conseillé cette lecture. C'était après quelques coupes de champagne et récits de chasse à la baleine... Quelques aller retours entre Nice et Malte plus loin je furetais dans plusieurs librairies avant de le trouver. Depuis je l'ai offert à bons nombre d'amis et mon exemplaire, à force d'être prêté, tombe en ruine. Il devient difficile de le lire sur le pont d'un navire au risque de perdre les pages volantes et le fil de cette histoire singulière. L'invention de la longitude. Il y a là plus de suspens que dans le meilleur polar, plus de page d'histoire que dans Michelet, plus de technologie que dans le mode d'emploi de votre désalinisateur, et plus d'intrigue politique que dans les caves du Vatican...

L'histoire commence par un naufrage aux Scilly le 22 octobre 1707 avec près de 2000 marins noyés. Cet énième drame de la mer devait faire voter par le parlement de Londres le "longitude Act" promettant 20 000 livres pour une solution au problème du calcul de la longitude et ce n'est qu'en 1828 que le conseil de la longitude fut dissout... Entre temps, des trahisons, la mauvaise foi de conseillers de Sa Majesté, des intérêts économiques mesquins allaient faire de cette aventure l'une des plus riche en rebondissement de l'histoire des sciences et techniques.

Ouvrez le, c'est difficile de s'arrêter ...

 

 

 

 

C'est sur une manif voileuse quelconque, peut être un tour de France à la voile, qu'Hélène avait rencontré l'auteur passionné de cet ouvrage. Contrairement à l'opinion générale j'ai toujours trouvé beaux, sur l'eau, les porte-conteneurs. Hélène avait trouvé une idée cadeau idéale et quelques semaines après je recevais une grosse enveloppe avec un mot gentil de l'auteur. Cet ouvrage peut être vu comme un simple livre d'images glanées sur toutes les mers du monde. C'est aussi un formidable index, un outil de travail probable pour les professionnels. Celui ci recense les porte-conteneurs de 2000 à 7500 evp  ( équivalent vingt pieds pour ceux qui savent pas...), mais un an plus tard est sorti son sister ship pour les 1000 à 2000... C'est beau en mer toutes ces couleurs, qu'elles relèvent le gris du ciel ou s'égaient en mille reflets sous le soleil. Quel plaisir en navigation d'identifier le bateau que l'on croise! reconnaître à la cheminée la marque de la compagnie et si l'on s'ennuie un peu, en mer c'est tout un art l'ennui, on saura tout de la puissance du moteur, de sa vitesse, de sa capacité. Et je ne vous parle pas de l'attente à Colon avant le canal de Panama, trois semaines environ à voir passer les gros, les géants des mers. Voilà une escale où le livre sera ouvert à toute heure.

Je ne pense pas qu'on le trouve en librairie mais on peut se le procurer auprès de l'auteur. Il ne sera pas fâché si je donne là son adresse, je n'ai pas son mail . Marc Ottini, 221 rue du Vallon- 02100 HARLY, France.

 

 

 

 

Depuis 1989, j'ai toujours déménagé, voyagé, changé de continent ou de voilier avec dans mes bagages cette "Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l'Atlantique Nord" de Philippe S. Hadengue. Pas cet exemplaire réédité chez  Pauvert copié pour la photo, mais l'original, à la couverture bleue nuit paru chez Maren Sell. Je l'ai offert aussi, laissé à bord, conseillé, mais peu d'amis ont voulu le lire. C'est austère plus de 1000 pages... Je me souviens avec quel étonnement je l'ai trouvé aussi dans une bibliothèque désaffectée livrée aux termites dans l'extrême sud du Gabon, à la frontière du Congo, au bout de la piste mangée par la forêt. Le prendre? Je l'ai laissé... On ne raconte pas ce livre mais on garde longtemps en mémoire les héros dérisoires de ces nuits bout à bout. On entend longtemps la petite musique qui joue au vent, se joue du vent. On garde longtemps en bouche cet extraordinaire lexique du vocabulaire marin.

Pour les quelques proches qui connaissent les circonstances de ma relation à ce livre et à son auteur il semblera étrange que je sois désormais incapable de le défendre, de transmettre le désir de l'ouvrir, d'en faire une critique séduisante. Mais je l'ai sur Teva, et je tiens à ce qu'il apparaisse dans cette page du site.

 

 

 

 

Je me promenais dans Marseille, j'avais descendu la corniche, contourné le vieux port, j'avais pris la rue de la prison, la montée des Accoules  vers un Panier pas encore rénové... un tour à la Vielle Charité... je m'étais perdue en redescendant vers la porte d'Aix... Tout ça pour dire que j'étais bien imprégnée de soleil, de mistral, d'odeurs de figues et de pipi de chat. Je ne sais plus le quartier mais je revois la librairie où j'ai fait connaissance avec les livres de Louis Brauquier. Marseillais, agent maritime autour du monde pour les messageries maritimes, poète.

"Je connais des îles lointaines" ed. la table ronde, est une anthologie de ses recueils  de poèmes: "l'au delà de suez" "libertés des mers" "feux d'épaves"...

Un roman aussi " aux armes de Cardiff " a été réédité....pour les amateurs.

Écoutez:

 

 

"J'aime les grands cargos arrêtés dans les rades,

Qui ne se mêlent pas à la vie de la ville
 Et libèrent le soir des marins éperdus."

...

"Il faudra bien qu'un jour j'étouffe le nomade,
 Mais au coin de quel quai et dans quel port de mer,
 Dans quelle rue où les fanaux seront témoins,
 Sur le seuil de quel bar, écoeuré d'exotisme,
 Aurai-je assez de force et le goût de tuer ?"...

 

 

 

 

                                 
J'ai choisi "Le cercle celtique" pour parler de Björn Larsson, car c'est le premier livre que j'ai lu de lui. J'étais à Saint Malo pour un congrès où je m'ennuyais dur. Déjà qu'entre 2 allocutions je partais respirer l'air du large sur le Sillon! Je décidai de carrément sécher toute la séance du lendemain... Allo Flavie? Je peux venir te voir à St Lunaire? Super! On a fait des pâtes au thon en regardant la mer de son balcon (j'en avais marre des petits fours faux luxe des exposants...).C'était beau dehors! On est sorti marcher sur le sentier douanier, loin devant nous vers l'ouest. C'était fin novembre, un merveilleux soleil breton, des mouettes... On a parlé de son homme, au large, malmené dans le vendée globe, de l'Australie, de Dunkerque... et puis littérature: Ah oui, celui là très bien! et celui là, génial! Tu ne connais pas Björn Larsson? ben... Non! Quelques heures après j'étais à la librairie du môle et pendant les 8h de train qu'il me fallait pour relier les remparts malouins à Grenoble (c'était avant le tgv) je n'ai pas repris mon souffle! record d'apnée garanti. Polar? Roman initiatique? Page autobiographique? Oui tout ça : Sur un voilier entre la Suède et l'Irlande, en hiver, dans des mers rien moins qu'hospitalières, un homme, une femme, deux bateaux, en fuite.  Passage du Pentland Firth par force8 et du Corrywreckan ou plus paisiblement les écluses du canal calédonien. On a peur, on a envie d'y aller et l'on sait vite, aux détails, que l'auteur a navigué "pour de vrai". On y évoque aussi l'IRA, la civilisation celte et la domination anglaise pour la dimension politique du roman.

Une fois le cercle celtique bouclé on pourra lire avec plaisir "La sagesse de la mer" ou "Besoin de liberté" pour rester dans l'ambiance maritime. Si l'on veut d'autres polars, du même auteur "Le mauvais oeil", travailleurs immigrés dans les galeries en construction du RER parisien! ou "La véritable histoire d'Inga Anderson" dans l'entrelacs d'un réseau mondial de renseignements, de lavage de cerveau et (quand même) d'un bateau de pêche danois. (en aparté, un de ceux là même qui en 43, dés les premières rafles,ont sauvé près de 95% des juifs danois en les évacuant vers la suède avec la complicité (on devrait dire collaboration pour réhabilité le mot) de la police, des banques, de toute la flotte, de la population, hommes et femmes, la moins préparée à la clandestinité, engagés spontanément dans cette épopée des justes . Un exemple peu connu de résistance civile.)

 

 

 

 

Non Huxley n'a pas écrit que le Meilleur des Mondes... Si c'était une évidence pour toute une génération dans les années 60, (Rappelez-vous, Jim Morrisson,(the Doors) en hommage aux "Portes de la perception"...) on ne lit plus aujourd'hui que son best seller.  Il est absolument scandaleux, par exemple, que son roman "île" ait totalement disparu des éditions françaises. Je l'ai retrouvé l'autre jour, avec délice, chez un voisin bateau noir et jaune, et relu sur le champs...

Mais restons avec le "tour du monde..." puisque nous y sommes.

Ce livre est une bonne piqûre de rappel contre le conformisme social, les idées toutes faites et l'exotisme vulgaire. Le vieil anglais n'est pas encore ici l'idéaliste militant qu'il deviendra. C'est  le regard bleu et le sourire d'un intellectuel sceptique et très grand écrivain, d'un observateur scrupuleux qui se pose, ça et là, dans les colonies et sur les sujets de sa très gracieuse majesté. Satire, humour, oui, mais toujours ce profond respect de l'humain.

 

 

 

 

 

 

J'avais dit des BD...

Vous auriez attendu à cette place "les passagers du vents" du même auteur.  Ou la "trilogie Nikopol" d'Enki Bilal. Ou  les Corto Maltese (Hugo Pratt ). Évidement, bien sur, qu'ils avaient leur place dans cette page.

Et bien non, je choisis des histoires de filles -belles- avec des vilains pas beaux -hommes- dans des voyages intersidéraux,  et non sur les mers, même s'il n'est question que d'Ô...

Le cycle de Cyann, de Bourgeon et Lacroix en 4 tomes et un album de synthèse.

De la bonne science-fiction, de superbes dessins (des beaux culs, des coiffures et des étoffes sensuellement nattées, des cités et des forêts luxurieuses...)  lus en bateau, il n'y a pas si longtemps. Une  échappée belle aux coups... de tabac et à la dérive... des sentiments.

*je n'ai pas la photo du T2 "six saisons sur ilO" ni du hors série"La clé des confins"

 

 

 

 

C'est de l'Odyssée dont je voudrais dire deux mots. Je ne suis ni helléniste, ni agrégée de lettres, d'ailleurs ce ne sont pas  des "critiques" que je ponds dans cette page, juste la mise en perspective de textes qui voyagent avec moi en livre ou en pensée ; le souvenir de leur découverte, de l'impression laissée, parfois déformés.

Longtemps, à la question quel livre emporteriez vous sur une île déserte, j'aurais répondu "l'Odyssée", ajoutant, "dans l'édition de la Pléiade"  traduction de Victor Berard  surtout pour ses annotations qui tiennent dans ce recueil le rôle du "tiers livre". Il faut de la discipline pour déplacer les 2 filets de soie verte entre les pages de papier bible, de façon synchrone, et n'être pas faignant pour se reporter aux notes en fin d'ouvrage, deux ou trois fois par page. J'ai lu deux fois l'Odyssée. La première vers 17 ans ("on n'est pas sérieux quand on a 17 ans...") lorsque Rosalie me l'a offert. J' étais émerveillée de découvrir que c'était là un long poème avec ses strophes scandées par la répétitive "aurore aux doigts de rose, dans son berceau de brume" et la belle Athéna, la déesse aux pieds nus. L'idée déjà, que souvent, les hommes remarquables sont moins intéressants que les femmes qu'ils ont aimé (qui les ont aimés...) ; Calypso Circée, Nausicaa... (Oups! j'allais oublier Pénélope!). Une autre récurrence m'avait à l'époque profondément et durablement impressionnée. Lorsque qu'Ulysse aborde un nouveau rivage et qu'il est accueilli par quelque dignitaire, roi ou dieu déguisé, la même formule revient (désolé c'est de mémoire très ancienne mais le sens y est !): "Après qu'on lui eut offert à boire et à manger, qu'il ait pu se reposer, ils lui demandèrent de se présenter et de raconter son voyage". Voilà. Il y a là tout l'héritage en perdition de la civilisation. A combien d'années lumières avons nous échoué avec nos centres de rétention pour migrants? les aboiements musclés "vos papiers" avant même un bonjour? Les bancs cloisonnés de nos rues pour qu'aucun vagabond ne s'y allonge un moment ?

Lorsque j'ai relu ce livre c'était l'été 93, pour m'évader de la chambre stérile du service de réanimation pédiatrique pour grand brûlés où je passais mes après midi avec la p'tite fifi... depuis, je suis "...en route".

 

 

 

Choisir de quels livres parler, est un tri difficile... Je trouve cette photo d'un petit coin de rayonnage parmi tous ceux où j'entasse bouquins et revues dans mon nid d'aigle (quelques m² au 6°étage sans ascenseur d'un immeuble vétuste...). Il y a les livres de poche, la littérature par ordre alphabétique, l'étage Afrique Caraïbe Pacifique, les rayons poésie, philo, théâtre, cinéma... les livres de peinture ; Les polars, les dicos, les livres politiques, socio anthropo.... Le pan de mur professionnel. Les étagères de livres maritimes où se côtoient la législation du travail à la mer et les photos d'Anita Conti, Moby Dick et Lord Jim. C'est dans cette section que j'en ai piqué quelques un pour cette page ; C'est injuste car beaucoup d'autres, moins ou pas nautiques du tout, ont laissé leur empreinte sur ma façon d'appréhender le monde. Donnons leur un peu d'espace.

A quelques 20 000 km d'eux j'essaie de parcourir les rayons de mémoire.

Pour les romans et récits, par ordre alphabétique d'auteur, il y aurait en A: Jorge Amado (Bahia de tous les saints, Le dit du vieux marin...), Aragon, Paul Auster... en B: Thomas Bernhard, Blondin, Boulgakov, Bouvier... puis Camus, Conrad, Coetzee... Dante, Dostoïevski, Duras (tout d'elle... avec une pensée pour Le ravissement de Lol V. Stein et Un barrage contre le pacifique...) ; Flaubert...  Gabriel Garcia Marquez dont Cent ans de solitude commence par cette phrase: "Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler...", et Genêt  ..."De toutes les Centrales de France, Frontevraud est la plus troublante..." Ah! les premières phrases des livres... comme les premiers regards en haut des marches d'escalier..., Giono lu si tard ...

Le H doit tenir plus d'un mètre linéaire ; Hugo (tout!), Hesse, Huxley... l'énumération devient lassante ... Kawabata, Kessel, Kerouac, Kundera...

Avec le L je me souviens ne jamais savoir si Le Clézio se range en L ou C, de même Mme de La Fayette! 

Happening s'il en fallut pour Malcom Lowry : Afin de lire les dernières pages d' "Au dessous du volcan" , je grimpais à la Soufrière m'assoire sur la lèvre d'un cratère phréatique dont les vapeurs de soufre me piquaient le nez et détrempaient le livre...  Tant pis pour Melville (Je m'appelle Ismaël...), Stendhal, Tolstoï...(Ah je dois parler une autre fois d'Alvaro Mutis) ; les romans se terminent par Zweig (tiens, les marins, je vous conseille sa biographie de Magellan).

S'il me faut grouper des auteurs ce peut être par fraternité  : "Si c'est un Homme" (Primo Levi), "L'écriture ou la vie" ( Jorge Semprun), "L'espèce Humaine" ( Robert Antelme) voire "Le portail" (François Bizot) et "L'archipel du Goulag" (Soljenitsyne) dont on sort de la lecture si humble, si petit...

Ce peut être par amitié: je dois la lecture d'Amos Tutuola à J.C., de Bukowsky ou Hemingway à F., de René Depestre à M.

Ce peut être par lieu d'achat : je me souviens de la librairie aujourd'hui disparue de "la fontaine de l'oie" à Foix dont la libraire m'a fait lire Abbe Kôbô et Sadeq Hedayat...

Tout ça n'est pas très maritime... retournons à nos bateaux... mais je referais une petite promenade rue B... rayon poésie ou peinture...

 

 

 

Alvaro Mutis c'est l'autre colombien célèbre pour les français, après Garcia Marquez, mais lui sans prix Nobel .

Son héros récurrent, Maqroll el Gabiero est une sorte de frère d'âme de Corto Maltese. On peut retrouver réunis la somme des récits exubérants de la vie de ce marin bourlingueur septique et amoureux ou les lire en livres séparés. Dans le désordre il y a, si je me souviens bien,  Le rendez vous de Bergen; La neige de l'amiral; La dernière escale du tramp steamer; Illona vient avec la pluie; Un bel morir; Abdul Baschur le rêveur de navire... De l'Orénoque à la mer du nord, de la méditerranée à Panama sur des rafiots improbables, des histoires et des intrigues perdues d'avances, des vies rêvées et des amours perdus sont la trame des aventures de ce marin philosophe vulnérable et passionné. Un autre vagabond des mers aux plans aussi foireux que les trafics d'un Monfreid.

Indispensable aux rêveurs de voyage et d'amours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A suivre...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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bibliothèque

par titre

(par auteur)

 

§         Anatomie de l'errance
(Bruce Chatwin)

ed. Le livre de poche

 

§         Je connais des îles lointaines (poésies complètes)
(Louis Brauquier)

ed. La table ronde

 

§         Le cercle Celtique
(Bjorn Larsson)

ed. Folio Gallimard

 

§         Le cycle de Cyann
(Bourgeon/Lacroix)

ed. Casterman (T1,2)

      ed.Vent d'ouest (T3,4)

 

§         Les porte-conteneurs Du Monde
(Marc Ottini)

 

§         Les tribulations de Maqroll le gabier 
(Alvaro Mutis)

 

§         Longitude
(Dava Sobel)
ed. Point Seuil

 

§         Mélancolie Nord
(Michel Rio)

ed. Point Seuil

 

§         Odyssée
(Homère)
ed. Pleiade Gallimard

 

§         Petite chronique des gens de la...
(Philippe S. Hadengue)

ed. Pauvert

 

§         René Leys

     (Victor Segalen)
ed. Le livre de poche

 

§         Tour du monde d'un sceptique
(Aldous Huxley)

ed. Payot

 

§         Traité de la cabane solitaire
(Antoine Marcel)

ed. Arléa

 


 

 Bibliothèque

par auteur

(par  titre)

 

§  Bourgeon/Lacroix      

Le cycle de Cyann

 ed. Vents d'ouest

ed.Casterman 

 

§         Brauquier Louis
Je connais des îles lointaines (poésies complètes)

 ed. La table ronde

 

§         Chatwin Bruce
Anatomie de l'errance

ed. Le livre de poche

 

§         Hadengue Philippe S.
Petite chronique des
gens de la...
ed. Pauvert

 

§         Homère
Odyssée
ed. Pleiade gallimard

 

 

§         Huxley  Aldous
Tour du monde d'un sceptique

ed. Payot

 

§         Larsson Bjorn
Le cercle Celtique

ed. Folio Gallimard

 

§         Marcel Antoine
Traité de la cabane
solitaire

ed. Arléa

 

§         Mutis Alvaro
Les tribulations de Maqroll le gabier
      "La pochothèque"         ed.
Grasset

   

§         Ottini Marc
Les porte-conteneurs Du Monde

 

§         Rio Michel
Mélancolie Nord

ed. Point Seuil

 

§         Sobel Dava
Longitude

ed. Point Seuil

 

§         Segalen Victor
René Leys

ed. Le livre de poche